05.07.2010

Nouveau Blog Alternative libertaire Aix Marseille

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Voici le nouveau Blog du CAL Aix-Marseille maintenant en activité : almarseille.blogspot.com.

Venez y nombreux !!!

Dans le but de développer nos positions libertaires dans la seconde ville de France, les CAL Aix et Marseille fusionnent. Une activitée propre à Aix-en-Provence sera maintenue, notamment à la rentrée, mais l'activité sur Marseille se fera désormais conjointement. Alternative Libertaire Aix continura donc d'être active durant ces vacances à travers le CAL Marseille

Une fête d'Alternative Libertaire Marseille aura d'ailleurs lieu ce Samedi 10 Juillet à Milles Babords à partir de 18h30. Venez discuter des luttes sociales autour d'un verre avec nous. Vous serez les bienvenus.

13:04 Écrit par AL-aix-en-provence dans 1 - Présentation | Lien permanent

15.03.2010

Hommage à Jean Ferrat

jean_ferrat.JPG Hommage à Jean ferrat décédé il y a quelques jours en se remémorant les paroles de le Bilan écrit en 1979:

 

Ah ils nous en ont fait avaler des couleuvres
De Prague à Budapest de Sofia à Moscou
Les staliniens zélés qui mettaient tout en oeuvre
Pour vous faire signer les aveux les plus fous
Vous aviez combattu partout la bête immonde
Des brigades d'Espagne à celles des maquis
Votre jeunesse était l'histoire de ce monde
Vous aviez nom Kostov ou London ou Slansky

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui


Ah ils nous en ont fait applaudir des injures
Des complots déjoués des dénonciations
Des traîtres démasqués des procès sans bavures
Des bagnes mérités des justes pendaisons
Ah comme on y a cru aux déviationnistes
Aux savants décadents aux écrivains espions
Aux sionistes bourgeois aux renégats titistes
Aux calmniateurs de la révolution

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui


Ah ils nous en ont fait approuver des massacres
Que certains continuent d'appeler des erreurs
Une erreur c'est facile comme un et deux font quatre
Pour barrer d'un seul trait des années de terreur
Ce socialisme était une caricature
Si les temps on changé des ombres sont restées
J'en garde au fond du coeur la sombre meurtrissure
Dans ma bouche à jamais le soif de vérité

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui


Mais quand j'entends parler de "bilan" positif
Je ne peux m'empêcher de penser à quel prix
Et ces millions de morts qui forment le passif
C'est à eux qu'il faudrait demander leur avis
N'exigez pas de moi une âme de comptable
Pour chanter au présent ce siècle tragédie
Les acquis proposés comme dessous de table
Les cadavres passés en pertes et profits

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui


C'est un autre avenir qu'il faut qu'on réinvente
Sans idole ou modèle pas à pas humblement
Sans vérité tracée sans lendemains qui chantent
Un bonheur inventé définitivement
Un avenir naissant d'un peu moins de souffrance
Avec nos yeux ouverts et grands sur le réel
Un avenir conduit par notre vigilance
Envers tous les pouvoirs de la terre et du ciel

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre
Et qui nous pousse encore à nous battre aujourd'hui

20:43 Écrit par AL-aix-en-provence dans 5 - Lectures | Lien permanent

07.01.2010

Autogestion De l'Usine Philips de Dreux

Paris-le-17-09-2009_4500.jpgÀ Philips Dreux: l’autogestion contre les licenciements

Mardi 5 janvier à 9h du matin près de 150 salarié-e-s de Philips EGP de Dreux prennent le contrôle de leur entreprise, l’occupent et décident en assemblée générale de relancer la production sous contrôle ouvrier. L’usine produit des téléviseurs et la marchandise est stockée. Les travailleurs et travailleuses se sont attaqués aux divisions hiérarchiques dans l’entreprise et les ont abolis.

Alternative libertaire salue avec enthousiasme cette initiative exemplaire et assure les salariés de Philips de son total soutien à l’expérience autogestionnaire qu’ils sont en train de mener. Les « Philips » de Dreux démontrent qu’une boîte peut tourner sans patron. Ils et elles témoignent ainsi, dans les faits, de la capacité autonome de la classe ouvrière à trouver ses propres solutions à la crise du capitalisme. Non, les pertes d’emplois ne sont pas des fatalités. Oui il est possible d’occuper, de réquisitionner et d’autogérer les entreprises qui licencient ! Le groupe Philips a annoncé un bénéfice record au troisième trimestre 2009 de 176 millions d’euros. Cette richesse, Philips l’a accumulé sur le dos des travailleurs et des travailleuses qu’il licencie aujourd’hui. Il est juste et légitime que ceux-ci reprennent leur dû.

En 1973, les LIP accrochaient une banderole sur le mur d’enceinte de leur usine. Il y était fièrement proclamé : « on fabrique, on vend, on se paie ». 37 ans plus tard, les « Philips » leur emboîtent le pas. Alternative libertaire appelle toutes et tous les salarié-e-s à lutter contre les licenciements en suivant leurs exemples.

Droit de veto des travailleurs sur les licenciements !

Réquisition et autogestion des entreprises qui licencient !

Alternative libertaire, le 7 janvier 2010

20:41 Écrit par AL-aix-en-provence dans 2 - Luttes actuelles | Lien permanent

18.12.2009

CRS: bras armé des patrons

La Cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé, le 3 décembre, la liquidation judiciaire de l’usine marseillaise Legré-Mante. Quelques jours plus tard, les CRS ont investi le site qui était occupé par les salariés depuis l’été dernier.

Combien de temps vont-ils encore tenir ? Les salariés de Legré-Mante viennent de recevoir la confirmation que leur lutte pour l’emploi dérange du monde. Et que, malgré la proximité des fêtes de fin d’année, aucun cadeau ne leur sera fait. La Justice, d’abord, a tranché. La mise en liquidation judiciaire de l’usine, le 24 juillet par le Tribunal de Commerce de Marseille, a été confirmée le 3 décembre par la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence.

Petit rappel : l’été dernier, la décision du Tribunal de Commerce entraîne la mobilisation des salariés (12 sur les 48 licenciés) sur le site de cette usine implantée à Marseille, qui produit de l’acide tartrique. Côté direction, aucun plan social n’est conduit. Par contre, cette même direction fait tout, dans les semaines suivantes, pour écarter la proposition formulée par le groupe Orrion Chimie de reprise de l’activité industrielle (lire « Une usine à l’amer » dans Regards n°67 de décembre 2009, http://www.regards.fr/article/ ?id=4431 ) .

Depuis le début de la lutte, les salariés rappellent que de nombreux éléments plaident pourtant pour cette reprise. Leurs savoir-faire, transmis depuis des décennies sur le site (l’usine existe depuis 1784) sont reconnus : Legré-Mante est réputée pour produire un acide tartrique de qualité supérieure. Et sur le marché, la demande est réelle et les clients sont (presque) captifs puisque il s’agit de l’unique unité de production d’acide tartrique en France.

En fait, les salariés accusent la direction d’avoir volontairement laisser se dégrader l’outil de travail au cours des dernières années afin de se débarrasser de l’usine pour pouvoir revendre les 17 hectares de terrain sur lesquels elle est implantée. Des soupçons largement étayés par différentes pièces écrites (notamment une offre de rachat des terrains du Crédit Agricole immobilier datant de juin 2007) qu’une main anonyme avait glissé dans leur boîte aux lettres en février dernier.

Les dirigeants de l’entreprise - la famille Margnat, des « pinardiers » argentés (La Villageoise, Vieux Papes, etc.) dont le fils Benjamin, Pdg de Legré-Mante, n’a pas répondu aux sollicitations de Regards - ont eux invoqués des « problèmes environnementaux » (le site, pollué, est implanté au cœur d’un vieux quartier du Sud de la ville) et des « difficultés économiques » face à l’émergence de la concurrence chinoise. C’est donc à leurs arguments que la Cour d’appel d’Aix s’est rendue en confirmant la décision du Tribunal de commerce. Renvoyant ainsi les 12 salariés de l’usine dans les cordes.

La préfecture, ensuite, a emboîté le pas. Car douze, c’est également le nombre de camions de CRS qui ont été envoyé sur place le lundi 14 décembre pour “reprendre” l’usine à ces dangereux ouvriers. « On avait été prévenus par le mandataire, raconte Martial Eymard, représentant CGT des salariés. Le matin, on s’est mis au café en face et on les a vu qui venaient tourner en civil avant que les camions n’arrivent. Douze ! Le déploiement était d’autant plus impressionnant que pas un seul d’entre nous n’était à l’intérieur... On avait fermé le portail. Les CRS ont commencé à escalader mais comme on avait mis un peu de graisse sur les grilles, ça a un peu traîné... Cinq ou six ont quand même réussi, coupé la chaîne et ouvert la grille. »

L’usine est désormais « gardée » par une société mandatée par le commissaire priseur. « Pour l’instant, l’usine, on la laisse, explique Martial Eymard qui, de toute façon, n’a pas vraiment le choix... Mais entre nous, les salariés, on reste en contact pour voir ce que l’on pourra malgré tout obtenir. »

S’i ls n’ont pas encore renoncé à un éventuel recours en cassation, ils ne se font plus guère d’illusions sur l’issue de leur lutte : « Les Margnat sont trop épaulés politiquement. Le Préfet a laissé pourrir la situation et, la Mairie, on le sait, est impliquée dans le processus de cession des terrains. Clairement, la sauvegarde de l’emploi sur le site n’est pas du tout leur problème... »

22:47 Écrit par AL-aix-en-provence | Lien permanent

16.12.2009

procés de bolloré contre france inter

Ou comment intimider les médias qu’on ne peut pas contrôler ?

Avec ls liens : http://survie.org/francafrique/just...

Devant les révélations qui se multiplient sur les pratiques du groupe Bolloré en Afrique, Vincent Bolloré contre-attaque par voie judiciaire. Une manière de prévenir tous ceux des journalistes et militants associatifs, français et camerounais, qui enquêtent sur ses activités africaines ?

Ce mardi 15 décembre, France Inter, Lionel Thompson (producteur) et Benoît Collombat (journaliste) sont cités à comparaître pour diffamation publique devant la 17ème Chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris.

La raison ? Le 29 mars 2009, France Inter diffusait dans le cadre de l’émission Interception, à de multiples reprises primée pour sa qualité, « Cameroun, l’empire noir de Vincent Bolloré ». Un reportage riche en témoignages sur les entreprises Bolloré au Cameroun : gestion du chemin de fer, dragage du port, gestion des plantations de palmiers... C’était un éclairage supplémentaire sur les pratiques du groupe Bolloré après les nombreuses accusations de violation des droits sociaux, déforestation ou pollution environnementale portées par Survie, des personnalités [1] et ONG françaises [2] et camerounaises.

Après avoir investi dans le contrôle direct de la presse écrite et audiovisuelle (Direct 8, Direct Soir…) ou indirect via ses annonceurs (par exemple Havas), le groupe Bolloré, soucieux de préserver l’image de ses juteuses activités africaines, opte aujourd’hui pour la stratégie d’intimidation à l’égard des médias et journalistes qui délivrent encore à son sujet une information fiable et indépendante.

Atteint dans « son honneur », Bolloré n’est pourtant plus si pressé d’en découdre. Alors que la défense fait appel à des employés du groupe Bolloré, syndicalistes, journalistes, organisations de défense des droits de l’Homme et même hauts cadres de l’administration camerounaise ayant traité avec le groupe Bolloré, celui-ci a demandé, sans succès, le report de l’audience, espérant visiblement limiter la présence de ces témoins camerounais [3]. Peur d’un grand déballage ? Curieux hasard : l’un des témoins s’est même vu refuser le visa d’entrée en France alors qu’il y voyage très régulièrement, et surtout, qu’il est cité à comparaître !

L’association Survie dénonce ce nouvel exemple d’instrumentalisation de la Justice pour étouffer l’information liée au pillage françafricain, à l’instar des procès subis par Survie, Denis Robert ou encore les auteurs et éditeurs de Noir Canada outre-Atlantique. Alors que le groupe Bolloré s’en prend au devoir d’informer des journalistes, il est important de rappeler que la liberté de la presse est un pilier non négociable de la démocratie, surtout lorsque sont mis en cause des pouvoirs économiques proches de l’exécutif.

13:10 Écrit par AL-aix-en-provence | Lien permanent